21.06.2011
commentaire suivi I,1 Madame Bovary
Réalisme et sens du détail « un garçon de classe qui portait un grand pupitre »
« habillé en bourgeois », n’est-ce pas déjà ironique : tout dans ce qui suit dément cette information
Humour, autodérision « chacun se leva comme surpris dans son travail , hypocrisie généralisée, ennui des élèves.
« le maître d’études » « monsieur Roger »
Retard de « nouveau » où l’appelle son âge
« un gars de la campagne » (un rural, langage familier) « une quinzaine d’années » « plus haut de taille » (un grand dadais –niais-)
Portrait « cheveux coupés droit sur le front, comme un chantre de village » péjoratif,de village, un pecnot -campagnard-l’air raisonnable (effet de l’ironie de Flaubert, )et « fort embarrassé »
Ridicule « son habit veste de drap vert à boutons noirs » (OBSERVER LES COULEURS) « poignets rouges » « jambes en bas bleus » « une sorte de pantalon jaunâtre » « très tiré par les bretelles » L’adverbe est important. Point final du portrait, les souliers « forts », « mal cirés », « garnis de clous »
Après le physique, l’attitude « de toutes ses oreilles », « attentif comme au sermon » (une forme d’exagération) Caractérisé par l’inexistence « n’osant pas » « ni s’appuyer » de telle sorte qu’il n’entend même pas la cloche
Le « il » s’oppose au « nous »
La casquette, attribut important, don on n’a alors pas parlé qui va être l’objet des railleries
Celle du groupe (l’habitude, le genre) s’oppose à celle du personnage / « tenait sa casquette sur ses deux genoux »
La casquette « coiffure d’ordre composite, bonnet à poil, chapska, chapeau rond, casquette à loutre, bonnet de coton (notons la répétition dus substantif bonnet qui renforce l’aspect hétéroclite) « une de ces pauvres choses enfin » chose et pauvre semblent les plus précis. « laideur muette », œuvre d’art, la laideur muette de cette pauvre chose, aspect animal, métaphore « a des profondeurs d’expression comme le visage d’un imbécile » humanisation, donne du sens à Charles, métaphore du personnage. L’image se poursuit « ovoïde », un œuf, crâne d’œuf, « renflée de baleine », le grotesque « elle commençait par trois boudins circulaires » (des boudins en cercle ?) puis « bande rouge », « losanges de velours » et « poils de lapin » (encore une occurrence des poils !) « une façon de sac qui se terminait par un polygone cartonné »(soutache : tresse), « d’où pendait au bout d’un long cordon trop mince « (pas de juste mesure, c’est trop long, trop court, trop mince, trop abondant, c’est le mauvais goût le plus risible), du n’importe quoi « un croisillon de fils d’or en manière de gland » le gland et l’or sont-ils compatibles ?
Deux passé simple – la simultanéité des actions et leur rapport logique est souligné par le ;
Méchanceté des enfants « un voisin la fit tomber d’un coup de coude »
« était une home d’esprit » : ironie pure et mal placée, méchanceté, souligné par la relative assassine.
Le rire «éclatant »
« le pauvre garçon » : Bovary est présenté dès le début comme une victime,
Quel monde ?
Le rire moqueur, la stupidité des tenants de l’ordre /
Un personnage principal décrédibilisé, une réalité triste
Nervosité du maître, tournure surprenante de la scène, excitation. Objet de raillerie, de ridicule, un épisode fondateur, de l’impuissance de Charles qui malgré toutes ses attentions n’arrive pas à satisfaire Emma.
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commentaire suivi I,1 Madame Bovary
Réalisme et sens du détail « un garçon de classe qui portait un grand pupitre »
« habillé en bourgeois », n’est-ce pas déjà ironique : tout dans ce qui suit dément cette information
Humour, autodérision « chacun se leva comme surpris dans son travail , hypocrisie généralisée, ennui des élèves.
« le maître d’études » « monsieur Roger »
Retard de « nouveau » où l’appelle son âge
« un gars de la campagne » (un rural, langage familier) « une quinzaine d’années » « plus haut de taille » (un grand dadais –niais-)
Portrait « cheveux coupés droit sur le front, comme un chantre de village » péjoratif,de village, un pecnot -campagnard-l’air raisonnable (effet de l’ironie de Flaubert, )et « fort embarrassé »
Ridicule « son habit veste de drap vert à boutons noirs » (OBSERVER LES COULEURS) « poignets rouges » « jambes en bas bleus » « une sorte de pantalon jaunâtre » « très tiré par les bretelles » L’adverbe est important. Point final du portrait, les souliers « forts », « mal cirés », « garnis de clous »
Après le physique, l’attitude « de toutes ses oreilles », « attentif comme au sermon » (une forme d’exagération) Caractérisé par l’inexistence « n’osant pas » « ni s’appuyer » de telle sorte qu’il n’entend même pas la cloche
Le « il » s’oppose au « nous »
La casquette, attribut important, don on n’a alors pas parlé qui va être l’objet des railleries
Celle du groupe (l’habitude, le genre) s’oppose à celle du personnage / « tenait sa casquette sur ses deux genoux »
La casquette « coiffure d’ordre composite, bonnet à poil, chapska, chapeau rond, casquette à loutre, bonnet de coton (notons la répétition dus substantif bonnet qui renforce l’aspect hétéroclite) « une de ces pauvres choses enfin » chose et pauvre semblent les plus précis. « laideur muette », œuvre d’art, la laideur muette de cette pauvre chose, aspect animal, métaphore « a des profondeurs d’expression comme le visage d’un imbécile » humanisation, donne du sens à Charles, métaphore du personnage. L’image se poursuit « ovoïde », un œuf, crâne d’œuf, « renflée de baleine », le grotesque « elle commençait par trois boudins circulaires » (des boudins en cercle ?) puis « bande rouge », « losanges de velours » et « poils de lapin » (encore une occurrence des poils !) « une façon de sac qui se terminait par un polygone cartonné »(soutache : tresse), « d’où pendait au bout d’un long cordon trop mince « (pas de juste mesure, c’est trop long, trop court, trop mince, trop abondant, c’est le mauvais goût le plus risible), du n’importe quoi « un croisillon de fils d’or en manière de gland » le gland et l’or sont-ils compatibles ?
Deux passé simple – la simultanéité des actions et leur rapport logique est souligné par le ;
Méchanceté des enfants « un voisin la fit tomber d’un coup de coude »
« était une home d’esprit » : ironie pure et mal placée, méchanceté, souligné par la relative assassine.
Le rire «éclatant »
« le pauvre garçon » : Bovary est présenté dès le début comme une victime,
Quel monde ?
Le rire moqueur, la stupidité des tenants de l’ordre /
Un personnage principal décrédibilisé, une réalité triste
Nervosité du maître, tournure surprenante de la scène, excitation. Objet de raillerie, de ridicule, un épisode fondateur, de l’impuissance de Charles qui malgré toutes ses attentions n’arrive pas à satisfaire Emma.
20:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Flaubert I,1
Flaubert se fout-il du lecteur ? Caractéristiques / originalité de l’incipit – Qui est ce nouveau avec lequel il inaugure son roman ?
I-Un incipit original « pour ahurir le lecteur, garder en tête que la volonté de provoquer est omniprésente chez Flaubert, choquer le bourgeois)
a)Surprise du début In medias res « quand (tout à coup) le proviseur « entra ». D’autant plus déroutant que cet incipit va consister à présenter un personnage « gars de la campagne », insignifiant qui s’avère être le futur mari de l’héroïne éponyme-on peut se poser la question de savoir si c’est le fils de Mme Bovary….
b) Surprise de la narration : le lecteur est interpellé : qui est ce « nous » ? Quel est son rôle dans le récit ? S’agit-il d’un ami du personnage ? Les doutes ne seront jamais levés puisque, pied de nez littéraire, il est abandonné dés la 2° page au profit d’un narrateur omniscient. De plus, ce narrateur est ambigu, théoriquement interne, n’en sachant pas plus qu’il ne peut en voir ou en juger, il semble en savoir pus « il ne savait pas s’il fallait garder sa casquette à la main.. » comme si le récit était rétrospectif. Voilà qui peut perdre le lecteur.
c) un passage qui s’apparente à la scène d’exposition théâtrale : entrée en scène « nouveau habillé en bourgeois » lieu clos : la classe, temps délimité, porteur de conflit « rires », « huées », dialogue assourdissant « levez-vous ! »(impératif), « lança à pleins poumons »
II- Le portrait d’un personnage grotesque et ridicule.
a) Charbovari. Ouvre et conclut le roman, on apprendra qu’il s’agit du mari du perso principal. Bovary est un nom ridicule, rendu encore plus ridicule avec BOVEM(bœuf) une sorte d’onomatopée, proche de « charivari » (désordre), un écho
b) L’habit qui fait le moine / La casquette improbable
c) Un imbécile et une future victime.
III- Un monde médiocre, Flaubert n’épargne personne
a) Les élèves / méchanceté, le « genre », un groupe, bizutage
b) Les représentants de l’ordre une bourgeoisie vulgaire
c) Regard ironique porté sur une réalité, le style au service du réel, le réel au service du style ?
20:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
verlaine
Situation du poème
Verlaine se marie en 1870, au rêve pur des fiançailles succèdent presque tout de suite des malentendus conjugaux. Pendant la guerre de 1870, Verlaine qui sert dans la garde mobile retrouve d'anciennes habitude. Il se lie avec Rimbaud et parcourt avec lui La Belgique et l'Angleterre. En juillet 1873, il tire sur son ami deux coup de revolver et va purger deux ans de prison à Mons. Il apprend dans sa cellule que sa jeune femme a obtenu la séparation. Ébranlé, il devient un chrétien ardent. Romances sans paroles et Sagesse témoignent de sa conversion.
Sagesse dont fait partie Le ciel est par dessus le toit a été publié en 1881 et comprend des textes écrits en prison ou après. Dans ce poème Verlaine fait un retour sur son passé. Mais à la date où parait Sagesse, Verlaine est retombé dans ses errements d'autrefois. Verlaine va alors osciller entre vertu et péché, chair et esprit, ce sera Jadis et Naguère.
Intro : Prison des Petits-Carmes
Négation de la prison dans ce poème à la différence des autres textes du corpus mais cette négation rend sa présence plus lourde.
En quoi le titre du recueil « Sagesse » rend-il compte de l’état d’esprit du poète ?
I- Simplicité du poème : une forme volontairement savamment simplifiée ( absence d’emphase)
- Les mots rimes avec eux-mêmes toit / toit – voit/voit
Aucun épanchement lyrique, aucun repère biographique quant à son incarcération
Le ciel / Un arbre / la cloche :
- Le ciel par-dessus le toit : un article défini succède à un article défini
La cloche dans le ciel qu’on voit
Tous les substantifs sont au singulier
- LE temps est le présent d’énonciation et de vérité générale : comme si le temps était arrêté (immobilisme du temps et des éléments : l’arbre et le ciel ne bougent pas)
- Rien n’est commenté ni décrit. On remarque une absence d’effets de style, une simplicité totale qui se conclura par « la vie est là simple et tranquille »
- Le rythme, la musicalité 4/8, semble singulièrement mimer le mouvement de la palme « berce sa palme », rythme doux comme le suggèrent l’allitération en S « ciel dessus si si dessus berce sa » et les sonorités nasales on an in (tinte, qu’on, chante) + Les nombreuses reprises anaphoriques
II- Vision réduite Sensations visuelles et auditives
- Géographie de la description : les deux éléments de la 2° strophe (oiseau et cloche) viennent se placer entre les deux éléments de la 1° strophe ( Ciel et arbre)
On peut noter l’organisation harmonieuse : Horizontalité du ciel qui s’oppose à la verticalité de l’arbre. On peut aussi noter le va et vient du regard (le ciel, l’arbre, le toit) du plan d’ensemble « le ciel » au plan rapproché « l’arbre »
- Le paysage n’est que sensations : le poète voit-il sans doute « le ciel et l’arbre » mais le reste n’est que perception auditive « oiseau chante sa plainte », « cloche qui tinte »
On passe donc de la 1° à la 2° strophe de l’observation à l’écoute du paysage. Ce qui se confirme dans la 3° strophe « paisible rumeur ».
Ainsi la perception de l’extérieur le ramène à sa condition de reclus, en dehors de la vie dont lui parviennent ces bruits.
III- L’incarcération
- Exclusion
LA réclusion est suggérée par la restriction du champ de vision, l’immobilité de l’heure, l’écoute des éléments lointains.
Elle est explicite avec la répétition de l’adverbe de lieu « là » qui désigne un ailleurs à la fois proche et inaccessible. Cet ailleurs est défini par un lexique mélioratif " la vie ", " calme ", " simple ", "tranquille", " paisible" celui-ci s’oppose au désordre intérieur marqué par la phrase interrogative
-Le trouble du poète est trahi par l’opposition entre le clame extérieur et le trouble intérieur, le désordre intérieur confessé dans les derniers vers. Cette opposition est aussi constable entre les images quasi maternelles du début chante/ berce et le final « qu’as-t-u fait de ta jeunesse » (opposition des possessifs (sa plainte / ta jeunesse )Verlaine se prend directement à parti " qu'as-tu fait, ô toi que voilà "
ô vocatif servant à interpeller – Est-ce une interpellation divine puisque Verlaine avoue sa conversion
Du lyrisme, une poésie élégiaque (douce, tendre plainte)
Références chrétiennes : Caïn ayant tué Abel, Dieu lui dit qu’as-tu fait de ton frère / Jésus à Marie Madeleine « Pourquoi pleures-tu ? »
CONCLUSION
Poésie simple et dépouillée mais pourtant savamment orchestrée.
Une confession, l’expression du remords
Remords et larmes
Un texte de conversion, de changement : le monde est sage et serein, l’homme est inquiet, connaît la peur, cette sagesse dénonce la folie du poète
Conversion vers l’humilité chrétienne.
20:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.06.2011
Chénier Iambes
Dans ce poème, Chénier injustement condamné pendant la terreur, expose et transpose sa tragique expérience.
- Double registre : A la fois expression de la souffrance et de l’injustice
- Un tableau macabre de la Révolution
- Puis le pouvoir de la poésie, un éloge
I- Un poème écrit sur un double registre :
1- Le lyrisme
- Utilisation de la 1° personne et musicalité
- Abondance de répétition, reprises anaphoriques qui rendent sensibles l’angoisse de l’attente : V1 « comme », « peut-être » V4,5,12, la conjonction « avant que » V5 et 10
- L’angoisse est exprimée par des images évocant la mort encore que le mot n’apparaisse qu’au vers 13.
- La plainte du poète reste discrète évoquée par l’hypallage « effrayés », + solitude « seul »
2- Le satirique
- Le poète dénonce l’injustice dont il est victime « messager de mort » escorté « d’infâmes soldats du crime » « dard perssécuteurs » (à prendre au sens étymologique : qui s’acharnent même après la mort), les prisonniers apparaissent comme des victimes mais non dénués d’une certaine lâcheté devant la mort « ne me connaissent plus »
II- Une poésie visionnaire
1 – Une métamorphose de la réalité :
- Des murs effrayés, des longs corridors sombres évoquent la géographie des enfers. La présence du messager de la mort noir recruteur de ombres achève de transformer la prison en leu infernal où se presse la foule des condamnés. De la même façon l’image de la montre et de l’horloge rend visible le passage du temps.
2- Une mort vécue par anticipation :
Les premiers vers du poème illustrent le vers 4, la mort peut survenir à chaque instant ( Thème de l’urgence). Moins d’une heure. Dans la longue phrase du vers 10 au vers 24, cette mort imaginée acquiert l’intensité d’une scène réellement vécue. Les allitérations en R et les nasales font entendre l’écho de la voix du geôlier Ébranlant de mon nom ces longs corridors sombres,
Le présent qui a d’abord la valeur d’un présent d’énoncaition finit par s’appliquer à un procès à venir. Le poète vit sa mort par avance, comme pour s’y préparer.
III- Un éloge de la poésie.
1- La poésie est le soutien et l’arme du juste. Chénier connaît les limites du pouvoir des vers « du juste trop faible soutiens »V18, il définit ces vers comme persécuteurs du crime, son œuvre se oursuivra même après sa mort. (poésie immortelle, dans demain dès l’aubre, Hugo ressucite sa fille)
2- La poésie permet de conjurer l’angoisse : c’est le seul moyen dont il dispose pour atténuer l’horreur de sa détenton. Le mot lyre rime ainsi avec zéphyre. La parole poétique d’oppose à la mort. Les répétitions, la musicalité, les échos sonores peuvent ainsi apaiser les angoisses du poète.
Conclusion
Dépassement :
Pouvoirs de la poésie : Ressusciter, immortaliser, combattre « Hugo », fonction du poète
Peuples! écoutez le poète !
Ecoutez le rêveur sacré !
Dans votre nuit, sans lui complète,
Lui seul a le front éclairé.
Les rayons et les ombres 1840
17:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.06.2011
Rectificatif 1°ES3
Les oraux pour ceux qui ne les ont pas passés :
MARDI 14/6 à partir de 9h30, salle 238
Pour les entraînements à l'entretien, on se fixe rendez-vous après l'écit comme pour les 1°S3,
vous pouvez venir à partir de 13h (avec les S3) ou à partir de 14h30
10:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


